Australie : Les débuts de notre road trip

Après 7 mois de vadrouille en Asie, après 7000 kilomètres à travers la Chine, l’Inde, le Népal, le Myanmar, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam et l’Indonésie, nous avons finalement quitté l’Orient pour un nouveau continent bien loin du nôtre : l’Océanie. Le 26 septembre nous avons donc rejoint l’Australie après une nuit dans l’avion au départ de Bali. Et dès l’arrivée à l’aéroport, on sait qu’on a quitté l’Asie. Mais surtout on est frappé par la « no worries » attitude des australiens (qui signifie « pas de problème ») qui s’avérera être un véritable choc des cultures, surtout pour nous, français.

Ici, tout le monde est zen, très zen. On passe pas mal de sécurités pour entrer sur le territoire australien mais de manière très relax. On passe notamment un test de détection de drogue dans un rang où un mignon petit toutou nous renifle nous et nos bagages et où une femme nous indique d’avancer « Come on guys ! » (Venez les gars !). Au bureau de l’immigration, l’homme me lance un « G’day, how are you going ? » (littéralement, ça ne veut rien dire… Mais en Australie, c’est un « Salut, ça va ? »). Tout ça pour dire, qu’on est plutôt bien accueilli. Par contre, on réalise aussi que l’accent australien est vraiment terrible, et parfois, on ne comprend vraiment rien car ils ont des abréviations pour tous les mots. Pour nous il sont un peu ce que le quebecois est au français. Autant vous dire qu’on s’en sortait bien mieux avec les asiatiques qui parlent anglais.

Enfin bref, nous arrivons à Cairns, au nord de la côte est, une petite ville mignonne et tranquille qui va nous permettre de comprendre le fonctionnement de ce pays immense et de planifier, un peu, notre voyage. Nous passons donc quelques nuits en auberge de jeunesse. Et une première grosse différence par rapport à d’autre auberges croisées en Asie : ici il y a énormément de jeunes (plus jeunes que nous) et ils adorent faire la fête. Du coup, c’est plutôt compliqué de passer une bonne nuit. Mais peu importe, on essaye tout de même de se mettre à la vie australienne : pour nous ça veut dire, baignade, apéro et barbecues.

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Et là on commence à comprendre comment les australiens font pour être si relax : à Cairns, comme la plage est plutôt moche, ils ont construit une plage-piscine d’eau salée (mais très légèrement salé) avec du sable ultra doux, des jets et une partie profonde pour faire des longueurs. Tout cela surveillé par des maitres nageurs dans tous les coins, et entouré d’herbe, de cocotiers, de tables de pic nique et de barbecues électriques. Et en plus, tous les jours il y a plein d’activités  gratuites proposées pour les petits et les grands, comme de l’aqua-gym par exemple. Ici tout est beau, tout est neuf, et propre. Enfin, avec nos yeux bien affutés, on remarque surtout qu’il y a énormément d’employés municipaux qui sont là pour tout entretenir.

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Nous planifiions d’acheter un van et de descendre la côte Est en 2 voire 3 mois. Mais à notre arrivée, on a été bien secoué par les prix qu’on avait oublié si élevés dans un pays si « moderne ». 4 nuits pour 2 lits dans un dortoir en auberge de jeunesse nous ont coûtées aussi cher que 15 jours dans un bungalow privé en bord de mer en Thaïlande (bon, un bungalow confort minimum mais quand même). Ouch !

Du coup, on a révisé notre plan au bord de la piscine. On a essayé de tracé un itinéraire et on s’est dit qu’un mois et demi devrait suffire. D’autant plus que nous voulions privilégier la Nouvelle Zélande pour s’y installer et y travailler quelques mois, et que là bas aussi, tout est très cher. Du coup, l’idée d’acheter un van n’était plus vraiment intéressante pour si peu de temps (trop de contraintes au moment de l’achat, pour l’entretien, puis la revente). Nos amis Jenifer et Grégory rencontrés au Népal et qui était passés par là un mois avant nous ont parlé de leur location de van. Et en effet, les prix était plutôt alléchants en cette période. C’est donc l’option pour laquelle nous avons opté.

Nous avons décidé de louer un véhicule 5 semaines (nous dormirons en auberge à Sydney) et cela nous revenait à seulement 500€ soit moins de 15 euros par jour. Sachant que le van est à la fois notre véhicule mais aussi notre « hôtel ». Bon, ce prix est valable que si vous n’êtes assurés qu’au minimum, sinon, c’est le double. Mais nous avions bien réfléchi et décidé de ne pas prendre d’assurance supplémentaire, qui de toute façon n’était pas valable pour les pépins les plus courant : bris de glace, crevaison, panne d’essence, dégâts causé par un animal, par la météo, dégâts sur le toit et sous le véhicule… bref, tout ce qui aurait été le plus probable durant un road trip. D’ailleurs, bim, après moins d’une semaine, un caillou dans le pare-brise en croisant un énorme camion dans l’outback. Finalement, ça nous a évité de stresser tout le long du voyage : avec un bris de glace dès le début, on ne se pose plus trop de questions pour la suite. On savait qu’on allait payer de toute manière. Et bien vous savez quoi ? Quand on a rendu le van, la personne qui a vérifié l’état du véhicule n’a même pas remarqué l’éclat. Honnêtement, on ne sait pas comment elle a fait pour ne pas le voir, mais je vous avoue que là, on n’a rien dit. On a donc récupéré toute notre caution.

Donc après quelques jours a découvrir Cairns, qui est une petite ville tranquille, et le point de départ des excursions sur la Grande barrière de Corail (nous y reviendrons plus tard), nous nous installions dans notre nouvelle maison à 4 roues, prénommée Gary.

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Quand il a fallu s’installer, si on peu parler d’installation, on a réalisé que là, on changeait encore une fois de mode de vie. Et ouch, ça semblait pas fastoche, fastoche. Car Gary, c’est 2 sièges avant, un lit à l’arrière, et une « cuisine » avec très peu de rangement dans le coffre. Heureusement, sans vouloir me la raconter, je suis un peu une pro du rangement, et en une partie de Tetris, tout était plutôt bien organisé. Restait à s’habituer à faire pipi dans la nature et à se laver dans les douches publiques…

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Mais finalement, on s’y est assez vite fait. Le plus dur étant de supporter l’eau froide, voire gelée, des douches. Car le matin, il fait vraiment frais, même en Australie.

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Vous allez me dire, mais comment on fait pour vivre dans un van ?

Et bien en réalité, en Australie, c’est vraiment facile car tout est fait pour la vie nomade. Nous avons une application sur notre téléphone qui nous permet de trouver douches, toilettes, barbecues, wifi, prises de courant et autres choses bien utiles. Et partout où nous étions, finalement, nous trouvions de quoi vivre tranquillement. Nous avons réussi a prendre une douche tous les jours, voire même plusieurs parfois, et tous les midi nous utilisions les barbecues électriques des différentes communes.

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Le soir, on se débrouillait avec notre réchaud pour se faire des pâtes ou du riz (même si cela nous prenait des heures). Oui car le soir, il fait nuit de bonne heure (17h30 au nord en cette saison) et nous devions trouver une aire de repos où le camping est autorisé. Car il est illégal de dormir dans son véhicule en Australie. La police et les rangers font vraiment la chasse au backpackers qui dorment dans leur van et les amendes sont salées : 250 à 300$ par personne. Alors si l’on veut éviter de payer un camping privé (plus de 30$ la nuit pour une place), on s’accommode des terrains mis à disposition par les mairies. En général on y trouve le strict nécéssaire, une zone pour se garer, des toilettes et quelques tables de pic nique. Il faut donc organiser un minimum son parcours en fonction de ces aires car il n’y en a en a pas partout mais en général, c’est plutôt facile. Il y a tout de même quelques nuits où l’on s’est fait discret, garé en ville, au bord d’une plage ou en forêt, en croisant les doigts pour ne pas se faire réveiller par un ranger.

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La vaisselle et les lessives, c’est comme on peut.

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On est parfois devenu de véritables squatteurs pour l’électricité et le wifi.

Le seul problème avec Gary, c’est que la manette pour incliner l’assise du siège conducteur était bloquée. J’était trop petite pour accéder correctement à la pédale d’accélérateur. Et vu les distances à parcourir, il fallait bien se partager le temps de conduite. Mais j’ai finalement trouvé une solution.  J’ai donc roulé plus de 4500 kilomètres avec une pèle sous le pied.

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Grace à ce mode de vie, nous étions totalement autonomes et nous pouvions aller où bon nous semblait. Encore plus qu’avec nos sacs à dos.

Ainsi, au réveil, nous pouvions profiter des levés de soleil sur la plage.

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Nous pouvions prendre le petit déjeuner face à l’océan pacifique.

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Nous pouvions dormir, seuls au monde, dans le désert.

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Nous pouvions admirer la vue où bon nous semblait.

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Au final, nous étions libres. Et quel sensation grisante !

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2 réflexions sur “Australie : Les débuts de notre road trip

    • Ah les kangourous, ils vont arriver. Je vais bientôt vous raconter notre « petit » détour dans l’outback. On avait hâte de voir nos premiers kangourous, bah on a pas été déçu du voyage. On a même regretté de les avoir espérés. Quand ils surgissent sur la route toutes les 10 minutes sur 300 kilomètres et que t’es pas assuré pour les dégats qu’ils peuvent causer, tu les maudits très vite.
      En espérant que toute la petite famille aille bien. On pense souvent à vous sans prendre le temps de vous écrire. Quelle bande de nuls.

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