Je voudrais vous parler du Népal – 1 an après le seisme

Le 17 mai, nous arrivons dans la ville de Katmandou. On ne peut pas y échapper, les dégâts du séisme de 2015 sont bien visibles ici. Pourtant, depuis plus d’un an, les habitants travaillent jour et nuit pour reconstruire leur maison, leur pays. Mais ici, aucune machine, que des pelles, des pioches et des sceaux. Et avant de reconstruire, encore faut-il déblayer les amas de pierres et de briques.

Aujourd’hui, je veux vous parler de ce chaos qu’a subit le Népal aux mois d’avril et mai 2015. Je veux vous montrer des photos de cet enfer qu’ils ont vécu et qu’ils vivent encore. Rassurez vous, ce ne sont pas les seules images que l’on peut voir au Népal, absolument pas. Mais je veux vous dire à quel point les habitants de ce tout petit pays, enclavé de l’Himalaya et bordé de l’immense Chine au Nord et de la très grande Inde au sud, sont oubliés. Et malgré tout, à quel point ils sont courageux, souriants et accueillants.

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Impossible de ne pas se souvenir, le 25 avril 2015, un tremblement de terre de magnitude 7,8 faisait près de 9000 morts et détruisait 800 000 habitations faisant des milliers de sans-abris au Népal. Dans la même journée, une série de 47 séismes de plus faible intensité secoue le pays apeuré. Une réplique de magnitude 7,3 frappe de nouveau le 12 mai. L’épicentre du séisme était situé à 77 kilomètres au nord-ouest de Katmandou au Népal et à 68 kilomètres de Pokhara. La secousse aurait été ressentie jusqu’à New Delhi ainsi que dans tout le nord de l’Inde. Le séisme a provoqué des avalanches sur le mont Everest qui ont recouvert deux camps d’alpinistes. A cause de la composition géologique du sol, les secousses ont été amplifiées dans la vallée de Katmandou, la dévastant. Lire la suite

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Nos premiers jours au Népal dans la réserve naturelle de Chitwan

Lundi 9 mai, nous quittons la ville de Varanasi, en Inde (dont nous vous parlerons dans un article à venir) pour rejoindre le Népal.

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Il nous faudra 5 heures de train, puis 2 heures de bus pour arriver à la frontière. Il s’agit d’une route ouverte, avec seulement deux cabanons qui abritent les services de l’immigration. Et déjà là, une différence se fait sentir. Au bureau Indien, on nous demande nos passeports sans un sourire, puis une fois tamponnés, l’homme les jette sur le comptoir. Il nous dit qu’il faut obligatoirement que l’on change nos roupies indiennes en roupies népalaises car il est interdit de les sortir du territoire. C’est marrant, c’est son copain juste à côté qui tient un « bureau de change ». Celui-ci nous donne le taux puis, tandis que je compte mes billets en faisant des tas, il ne cesse d’y toucher et de me parler pour ensuite me demander « alors, tu as combien ? »… S’il croit que je n’ai pas remarqué qu’il essaye de m’embrouiller pour que je perde mon compte. Il me change les billets… Mais moi aussi j’avais sorti ma calculatrice, et il manque 1000 roupies (13 euros). « Non non il y a le compte Madame, c’est sûr ! ». « Ah non monsieur, pas vraiment. Donne-moi ta calculette que je te montre ». Ça le fait rire, et finalement il me donne mon argent ! Jusqu’au bout, on y a le droit… Il est temps de passer la ligne. Lire la suite