Pékin – Jour 4 : La Cité Interdite

Jeudi 3 mars 2016.

C’est de bonne heure mais mieux reposés que nous ouvrons les yeux. Voilà déjà arrivée notre dernière journée à Pékin… Rapidement, nous nous préparons. La Cité Interdite nous attend. Nous descendons prendre le petit déjeuner et faisons la connaissance de deux jeunes voyageuses, une belge et une anglaise. On rit ensemble sur les commandes hasardeuses que nous passons au restaurant et les mauvaises surprises qu’il peut y avoir. La veille, leur pioche à été pire que la notre : cervelle d’agneau pimentée… Eurk. Mais pas le temps de bavarder plus, nous filons jusqu’au métro, même si la Cité n’est qu’à 30 minutes de marche. Nos jambes sont fatiguées… Et à 3 yuans le ticket de métro (40 centimes d’euro), pas d’hésitation.

Nous descendons un peu avant afin de découvrir le quartier environnant… Rien de passionnant, nous sommes entourés d’ambassades, de tribunaux, de monuments politico-historiques… Mais au détour d’une rue, nous tombons sur un couple de retraités australiens un peu perdu que nous aidons en échange de leur sourire et leur sympathie tout le reste du chemin.

Finalement, nous voilà au pied de la place Tian’anmen. Et quelle déception. Déjà que le temps gris gâche la vue, mais nous découvrons en plus que malgré son statut de lieu public, la place est davantage entre les mains du gouvernement que dans celles du peuple. Elle est surveillée par des caméras et des policiers. Les points d’accès sont signalés, les contrôles de sécurité à l’entrée sont stricts (vérification des papiers, scan des sacs et fouille au corps), et l’ambiance semble y être tendue.

La place Tian’anmen est la plus grande place publique du monde (440 000 m²). Mao voulait que cette place, cœur symbolique de l’univers chinois, reflète la grandeur du parti Communiste. L’évènement le plus tristement célèbre eut lieu en 1989, lorsque l’armée y chassa des manifestants réclamant la démocratie.

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Pékin – Jour 3 : Le palais d’été

Mercredi 2 mars 2016

Epuisés par le voyage et le décalage horaire, c’est seulement à l’heure du déjeuner que nous quittons l’auberge. Nous nous rendons dans le petit restaurant familial découvert le premier soir et commandons de nouveau au hasard, faute de compréhension de la carte. Ce coup-ci, mitigé : nouille plus qu’épicées pour moi et ragout de tripes et de foie de porc pour Tom.

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J’ai dû me battre avec des nouilles ultraaaa-longues… et chaudes.

On a été jusqu’au bout mais la digestion a été compliquée.

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On a dormi au pied de la Grande Muraille de Chine

Samedi 5 mars 2016.

Vendredi, nous avons quitté Pékin pour rejoindre les environs de Janshanling, 120 km au nord-est de la capitale. Sur des blogs de voyageurs, nous avions remarqué qu’une petite famille Chinoise proposait le gîte et le couvert dans le village de Dongpo, au pied de la Grande Muraille, dans le xian de Miyun . C’est donc surexcités que nous avions tenté de les contacter sur internet bien avant notre grand départ. Toutefois, la communication fut bien compliquée, notre interlocuteur ne parlant que quelques mots d’anglais. Nous n’avions donc aucune certitude qu’il ait bien organisé notre arrivée, ce qui a pu nous inquiéter un peu. Pour nous rendre au village, nous devions prendre un bus a l’autre bout de Pékin puis descendre sur une aire d’autoroute tandis que l’hôte enverrait un chauffeur nous chercher. Notre problème : impossible de trouver les horaires de bus et donc de donner une heure d’arrivée correcte. Finalement nous avons tenté notre chance un peu au hasard.

La première épreuve fut, à la sortie du métro, chargés comme des mules, de trouver le bon bus, toujours en chinois. Carnet à la main, j’avais recopié notre destination en idéogrammes et la montrais à chaque passant. Finalement, la gare routière nous a très vite été indiquée.

La seconde épreuve pour nous était de descendre du bus au bon endroit. La technique du carnet fut encore une fois la bonne. Mais le temps passait et nous n’étions toujours pas arrivés à l’heure indiquée. Grosse inquiétude alors : Et si personne ne vient nous chercher sur l’aire d’autoroute ?

Puis, avec 30 minutes de retard par rapport à notre organisation, nous avons rejoint le point de rendez vous, et un chauffeur nous y attendait bien. Bagages chargés, il nous conduit alors à travers la forêt, sur des chemins de terre escarpés aux virages étroits. Quelques minutes plus tard, nous apercevons, émerveillés, la Muraille toute proche. Et là, un minuscule village, comme figé dans le temps, niché au milieu des montagnes. Nous y sommes. Incroyable !

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2ème jour : Le temple des Lamas, le temple de Confucius, les Hutong et le Marché de nuit.

Mardi 1er mars 2016.

C’est après une nuit sans trouver le sommeil que nous entamons notre deuxième journée à Pékin. Le levé est difficile, mais très vite l’excitation prend le pas. Nous profitons du petit déj de notre auberge avant de prendre la route vers 10 heures. Dehors, il fait à peine frais, le ciel est bleu et les rayons du soleil nous caressent le visage.

Nous marchons à travers les Hutong. Cette fois, la lumière nous permet de mieux apprécier les étroites ruelles. Les habitants s’affairent. Quelques coups de klaxon préviennent régulièrement du passage d’un scooter ou d’une voiture électrique qui traverse le quartier. Les vélos, eux, usent de leur sonnette. Mieux vaux être attentif et rester sur le bas côté car malgré l’étroitesse des chemins, les chauffeurs n’hésitent pas.

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Les ruelles se suivent. Les habitations, anciennes de plusieurs siècles, sont habitées par une population peu aisée. Des amas d’objets, de vélos souvent abandonnés, de déchets, encombrent chaque côté des rues. Lorsque nous apercevons l’intérieur des cours, nous pouvons aussi y voir des vieilleries entassées. Comme si les habitants des Hutong étaient tous atteints du Syndrome de Dilogène. Lire la suite